samedi 6 mai 2006
La princesse au petit pois

Voici un de mes contes favorits, écrit par
Hans Christian Andersen ceci est un petit
résumé un peu remanié du célébre conte
" La princesse au petit pois".
J'éspère qu'il vous plaira !
Il y avait une fois un prince qui voulait
épouser
une princesse véritable.
Il fit donc le tour du monde pour en trouver
une, et, à dire vrais, les princesses ne manquaient pas, mais il ne pouvait jamais
être sûr que c'étaient de vraies princesses.
Elles n’étaient jamais assez délicates ou indigne de leur rang.
Il finit par rentrer chez lui, bien affligé de
n'avoir pas trouvé ce qu'il désirait.
Quelqu'un frappa à la porte du château, et le
vieux roi s'empressa d'ouvrir.
C'était une princesse perdue !
Mais, grand Dieu ! Comme la pluie et l'orage
l'avaient arrangée...
L'eau ruisselait de ses cheveux et de ses
vêtements, entrait par la pointe de ses souliers, et sortait par le talon.
Néanmoins, elle se donna pour une véritable princesse.
- C'est ce que nous saurons bientôt, pensa la
vieille reine.
Puis, sans rien dire, elle entra dans la
chambre à coucher, ôta toute la literie, et mit un petit pois au fond du lit.
Ensuite, elle prit vingt matelas, qu'elle
étendit sur le pois et encore vingt édredons qu'elle entassa par-dessus les matelas.
C'était la couche destinée à la princesse.
Car la reine savait qu'une véritable princesse
a la peau si fine qu'un simple pois, placé dans son lit, même sous quarante
épaisseurs suffit à la gêner.
Le lendemain, on lui demanda comment elle
avait dormi.
- fort mal ! répondit-elle. C'est à peine si
j'ai fermé les yeux de toute la nuit ! Dieu sait ce qu'il y avait dans le lit !
C'était quelque chose de dur qui m'a rendu la peau toute violette. Quel
supplice !
A cette réponse, on reconnut que c'était une
véritable princesse, puisqu'elle avait senti un pois à travers vingt matelas et
vingt édredons.
Quelle femme, sinon une princesse, pouvait
avoir la peau aussi délicate ?
Le prince, bien convaincu que c'était une princesse,
la prit pour épouse, et le pois fut placé au musée, où il doit être encore, à
moins qu'un amateur ne l'ait enlevé.
Voilà une histoire aussi véritable que la
princesse !
Hans Christian Andersen (Danemark)

mercredi 8 mars 2006
conte arménien
Si vous ne le
saviez pas encore,
ma plus grande passion c’est la collection de contes,
de
préférence du monde entier.
Moi qui aime voyager je n’ai pas trouvé mieux pour découvrir
tout le folklore
et la culture d’un pays au moindre coût.
Je vous
proposerais donc de temps en temps
quelques contes que j’ai soigneusement sélectionnés rien que pour vous.
Dites moi si ça vous plais, j’essayerai d’en publier de temps en temps !
Pour commencer
voici un conte Arménien sur la genèse du monde
et sur la création de l’homme.
La création de l’homme
et de l’univers
Au commencement
dieu créa les cieux et la terre.
La terre était informe et vide ; seules
les ténèbres l’emplissaient.
Dieu créa alors les étoiles pour éclairer la terre
et il s’interrogea :
Combien d’années allais-il les faire vivre dans l’immensité
du ciel ?
Après avoir
réfléchi, Dieu inscrivit sur son grand registre :
« Etoiles :
des millions d’années »
Puis il créa les
mers, les océans, les fleuves et sur son registre il mit :
« mers :
des millions d’années »
Ensuite il créa la
verdure, les arbres et les fruits.
« Arbres :
des décennies, voir des siècles… »
Enfin, quand tout
fût prêt pour accueillir l’homme,
but ultime de la création,
Dieu fit les êtres
vivants : les animaux, les humains.
Mais combiens d’années
allais t’il leur octroyer ?
Dans le grand
registre des comptes, Dieu marqua :
« êtres vivants : trente ans »
C'est-à-dire, indifféremment,
trente années à chacun.
Trente années à l’homme, au lion, à l’âne…
Tirant fierté d’avoir
été créé à l’image de dieu,
conscient d’avoir une âme et une intelligence supérieure
à celle des
animaux, l’homme contesta et se rebella :
pourquoi n’avait t’il
droit qu’à tentes années comme les autres ?
Il alla plaider
sa cause auprès des autres animaux de chaque espèce,
tentant de les convaincre
de son injustice que Dieu lui faisait.
Mais l plupart des
autres animaux ne se laissèrent pas émouvoir par
les préoccupations personnelles
de l’homme.
Pourtant, celui ci fit tant de tapage que certains animaux se résignèrent.
Pour avoir la paix, à se montrer conciliant. :
-Frère humain,
dit l’âne trente années de vie c’est trop pour moi.
Si tu veux , à l’insu du
créateur, je t’en offre la moitié,
ainsi tu atteindra quarante-cinq ans.
Le chien fit de même,
et le singe offrit également la moitié de sa vie à l’homme.
Dieu entendit
tout ceci et sourit dans sa barbe,
il se promit de jouer un tour à cet être orgueilleux
qui voudrais
assaisonner les règles de la création à son profit.
Dieu corrigea
donc les données de son grand livre,
réduisit de moitié la durée de vie des animaux
qui avaient fait preuve
d’esprit de sacrifice, puis les inscrivit au profit de
l’homme.
Mais Dieu, omit, volontairement ou non, d’apporter les quelques
petites modifications indispensables à la bonne transmission
des animaux à l’homme.
Voila pourquoi,
pendant les trente premières années de sa vie,
celles que le créateur lui a
octroyées, l’homme vit comme un homme.
Durant les quinze
suivantes, il doit travailler comme un âne
pour faire vivre les siens.
Puis
pendant les quinze autres années,
en butte aux difficultés de l’existence, il mène
une vie de chien.
Au-delà, dans son
âge avancé, il devient le jouet des malveillants
et des moqueurs qui le
tournent en dérision et s’en amusent
comme d’un singe.
Mais l’histoire
ne s’arrête pas là !
Enhardit par la rébellion
de l’homme, l’âne s’étais mis en tête que,
n’étant pas plus bête qu’un autre,
il avait lui aussi le droit de
présenter ses réclamations à dieu :
- ô créateur de
toute chose j’ai une plainte à déposer.
Je sais que tout ce que tu fais est
bien fait mais pourquoi n’as-tu pas
permis que je me reproduise plus rapidement ?
Il faut un an à ma femelle pour mettre bas à un seul ânon alors que
la chienne
ou la chatte ont plusieurs petits à la fois,
en quelques semaines seulement.
Il
me semble qu’il manquera quelque chose à l’harmonie du monde
si ma descendance
n’est pas nombreuse.
Dieu réfléchis un
moment puis répondit :
Je t’accorde la
réalisation de ton vœu.
Toutefois, je ne puis plus changer les règles initiales
de la création.
Les ânes à quatre pattes augmenteront donc,
en nombre, au
rythme prévu initialement.
En revanche, je te promets que d’un bout de la terre
à l’autre,
tes semblables à deux pattes se multiplieront à l’infini et peupleront
la planète à profusion jusqu’à la fin des temps.
Es-tu content ?
demanda Dieu.
L’âne ne
comprenais pas vraiment la différence que Dieu faisait
entre les ânes à quatre
pattes et ceux à deux pattes,
mais du moment que les ânes peupleraient la
planète,
il ne pouvait qu’être content.
Voila sans doute,
pourquoi les ânes sont si nombreux parmi les hommes…

